5 conseils pour bien choisir son terrain !
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18 octobre 2017

RT 2018 : qu’est ce qui va changer ?

RT 2018 : qu'est ce qui va changer ?

Le RT 2018 désigne l’ensemble des dispositions législatives en matière de consommation d’énergie dans le secteur du bâtiment. Concrètement, il s’agit de la réglementation thermique 2018 qui exige une limitation de consommation d’énergie tout en promouvant les économies d’énergie. Cette RT 2018 est entrée en vigueur depuis le 1er janvier 2018 et sera obligatoire à partir de 2020. Son objectif est de réduire les effets nocifs de l’habitat humain sur l’environnement et de rendre l’immobilier plus éco responsable.


Les travaux auxquels s’applique la RT 2018

La réglementation thermique 2018 s’applique tout d’abord aux travaux de rénovation énergétique d’un bâtiment existant. La réglementation thermique de l’existant 2018 recommande d’utiliser uniquement des produits aux performances énergétiques et thermiques qui remplissent les exigences de l’arrêté du 22 mars 2007, modifiant l’arrêté du 03 mars 2007.

Cette réglementation s’applique aussi aux constructions neuves de maisons individuelles de moins de 50 m2, aux extensions de moins de 50 m2 et aux extensions inférieures à 30 % de l’existant et à 150 m. les travaux concernés portent essentiellement sur la ventilation mécanique, le chauffage, l’eau chaude sanitaire, les parois opaques et vitrées, le refroidissement, l’éclairage et les énergies renouvelables.

Spécificités des exigences en matière d’énergie

La réglementation thermique de l’existant 2018 impose une certaine augmentation valeurs énergétiques et thermiques supérieures aux valeurs des précédentes réglementations thermiques. Ainsi pour les travaux de ventilation mécanique, il est imposé la création d’entrées d’air dans les pièces principales non ventilées. Pour le chauffage, il est interdit l’utilisation des chaudières non-étanches à coupe tirage de type B1. En ce qui concerne le refroidissement, les climatiseurs et refroidisseurs de liquide à compression supérieur à 12 kW doivent fonctionner entre 2,6 et 3 lorsqu’ils sont en mode froid et selon le type d’équipement installé.

Pour l’éclairage des bâtiments tertiaires, il est imposé une extinction automatique de l’éclairage pour une puissance maximale de 1,6 W/m2. Pour l’eau chaude sanitaire et les énergies renouvelables, les performances thermiques sont restées les mêmes que celles de l’arrêté du 3 mai 2007. Quant aux parois opaques et vitrées, on observe une augmentation des performances thermiques en fonction de la zone climatique de l’habitation ainsi qu’une hausse des valeurs minimales à respecter.

 

Les contradictions de la RT 2018

Si la réglementation thermique 2018 a le mérite d’introduire de nouvelles réformes comme la prise en compte d’émissions de CO2 et de mettre en place un label Energie-Carbone, elle a cependant l’inconvénient de maintenir le calcul de consommations conventionnelles d’énergie reporté aux énergies primaires. Ce calcul s’appuie encore sur les consommations conventionnelles. Concernant l’électricité, pour passer de l’énergie primaire à l’énergie secondaire, le coefficient reste de 2,58, ce qui est incohérent et doit être modifié. On remarque également l’institutionnalisation de l’effet rebond pour le label Energie-Carbone.

 

Les innovations de la RT 2018 : le label Energie-Carbone

Le label Energie-Carbone encore dans une phase expérimentale sera effectif à partir de 2020. Son but est de concilier les bâtiments à énergie positive et les bâtiments à bas carbone. Ce label présente un grand intérêt pour les ménages, car ils pourront percevoir un bonus de 30 % de surface constructible en respectant ce label Energie-Carbone.

Ce label crée néanmoins un effet rebond, car, en même temps qu’il incite les ménages à consommer moins d’énergie, il les encourage également à construire plus grand. Ce qui au final ne réduit pas la consommation totale d’énergie. La RT 2018 reste donc à parfaire.